Avoir confiance en soi dans un monde de numéro 1

Bonjour à tous! J’espère que vous avez passé un bon weekend! Cette semaine, je voulais écrire sur un sujet plus personnel auquel j’ai beaucoup réfléchi ces derniers mois et qui est né dans mon esprit depuis que je vis à New York: la confiance en soi. En arrivant ici, je pense que j’étais à des km du monde que nous allions trouver et les difficultés que nous pourrions ressentir pour nous insérer dans cette nouvelle vie. La ville de New York est l’endroit où vivent les gens les plus riches, les plus connus, les plus créatifs, avec les carrières les plus développées, les coachs sportifs et minceurs les plus connus au monde et où l’intelligence collective est je pense assez développée. Et je pense qu’évoluer dans ces cercles peut être aussi stimulant que décourageant, et j’ai eu au départ un grand passage à vide où je me comparais sans cesse aux autres et où cela m’a rendu vraiment pas bien.

Avec du recul, j’ai trouvé les clés pour apprendre à me servir de cette compétitivité afin de m’améliorer et je voulais parler de cela aujourd’hui dans mon nouvel article.

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Confiance en soi et compétitivité

Nota bene: je traite aujourd’hui de la compétitivité et non de rivalité. La professeure de «women studies» new-yorkaise, Susan Shapiro Barash, qui a écrit plusieurs livres géniaux sur la question que je conseille explique la différence comme telle:  «Dans la compétition, on est conscient de sa valeur et on mesure ses compétences et ses forces à celles de l’autre, homme ou femme. La rivalité est fondée non pas sur la force, mais sur la peur d’être supplantée par l’autre » 

Depuis que je suis enfant, je suis extrêmement compétitive.  J’essaie de toujours voir le bon coté de ce trait de caractère en me disant que cela m’a permis d’apprendre à me battre quand il y en avait besoin, d’apprendre à courir plus vite que les autres et à toujours me dépasser. La compétitivité peut être bénéfique lorsqu’elle permet d’avancer et de se construire mais également, la compétitivité peut mener à des sentiments beaucoup plus noirs, comme la jalousie, l’envie et l’insécurité.

Chacun a ses zones de compétition qui s’expriment différemment. Les miennes sont le sport et la carrière. Si je n’ai aucune tristesse ou jalousie sur Instagram par exemple, je peux passer des heures à regarder les profils LinkedIn d’anciens de ma promo et me rendre littéralement malade. En faisant un coaching professionnel lorsque je travaillais chez Ethic Intelligence avec la géniale Suzanne Peters, j’ai appris a travailler cette compétitivité pour l’utiliser afin de me pousser et non de jalouser autrui.

Le sentiment de compétitivité se nourri de deux éléments: l’impression d’être « en dessous des autres ou en retard » et l’appréciation que nous avons de nous meme. Je sais que je ne suis pas la seule à quelque fois éprouver ce sentiment, et que nous l’avons tous d’une manière ou d’une autre, que ce soit sur l’apparence physique, les relations amoureuses ou personnelles, les études, la musique, le sport ou bien encore les loisirs.

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Se comparer aux autres 

Depuis que j’habite à New York, et plus précisément dans l’Upper East Side qui est le quartier uppé de la ville, mon cercle d’amis et de fréquentations a complement évolué et aujourd’hui, je n’ai pas honte de le dire mais je suis en apparence la « moins » de mon groupe d’amis selon mon référentiel de valeurs. C’est à dire que je suis la moins riche, celle qui a fait les études les moins biens et celle qui a la carrière la moins aboutie pour mon age.

Au début, j’ai beaucoup souffert de cette situation. Quand la plupart de nos amis sont millionnaires voir milliardaires à moins de 30 ans, quand leurs parents sont connus (type la fille de Ralph Lauren), quand ils ont 23 ans et ont des jobs vraiment impressionants aux Nations Unies, quand ma meilleure amie ici est prise à Harvard… J’avais ce sentiment dans mes tripes de n’être jamais assez bien, de ne pas mériter ma place à la table et d’etre vraiment en retard sur tous ces gens qui pour moi « avaient réussi ».

Et puis, j’ai travaillé sur moi même en me rappelant mon travail de coaching et sur mon système de valeur pour comprendre que la compétitivité qui amène la jalousie n’a jamais de fin. Dans chaque nouveau contexte, nous devons nous réinventer et apprendre à se dire que il y aura toujours au dessus, toujours en dessous et que c’est normal, c’est sain et qu’il faut en tirer avantage.

Au lieu de pleurer de jalousie car mon amie de 22 ans avait fait une conférence aux Nations Unies (mon rêve), je lui ai demandé de partager ses connaissances et j’ai appris énormément à ses cotés et elle est aujourd’hui une amie très chère à mon coeur. J’ai appris sur le monde de la mode et rencontré des acteurs que j’adorais, pu voyager et aller chez des amis vivre des expériences vraiment chouettes et tout cela m’a vraiment aidé à créer mon vision board pour m’aider à fixer des buts: devenir un jour aussi millionnaire à mon tour en investissant de manière intelligente, rentrer aux Nations Unis, faire un PhD dans une université de l’Ivy League …

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Apprendre à se connaitre, se juger et s’apprécier 

La clé pour dépasser le coté négatif de la compétitivité est d’apprendre à se connaitre et surtout à s’apprécier. Tout est relié à l’estime de soi. Au début, je pensais que je ne méritais absolument pas de trainer avec ses gens là parce que je pense qu’une part de moi n’avait pas vraiment confiance en mes possibilités.

Je crois beaucoup en les vision board et je dois avouer que quand j’étais assez mal, j’en ai fait un en notant tous mes succès, ce que mes amis et ma famille apprécient chez moi, mes réussites universitaires et professionnelles. Et cela m’a énormément aidé. Une faible estime de soi n’aide jamais à prendre les bonnes décisions et surtout nous freine à agir.

Il y a eu cet élément qui m’a beaucoup touché et qui m’a montré que la faible estime de soi n’est jamais une solution. Je suis inscrite au marathon de New York pour Novembre 2019. Il y a trois semaines, j’ai reçu un email des organisateurs du marathon disant que ceux qui font en dessous d’un certain temps « les champs » peuvent être sponso par Nike. Et première réaction, je n’ouvre meme pas le lien en me disant que je ne cours pas assez vite. Et en fait, en y repensant je suis retournée voir (trop tard bien sur) et j’étais dans les temps et j’étais assez bonne pour y arriver. La faible estime de moi sur mes résultats sportifs m’a empechée d’avoir un partenariat sportif.

Dans ce problème de compétitivité par rapport à autrui, nous nous remettons beaucoup en cause et pour les mauvaises raisons. En apprenant à nous connaitre et à nous apprécier, on peut trouver notre place meme dans un groupe aussi pointu que le mien maintenant. Peut-être que je ne suis pas millionnaire, mais j’ai toujours du temps pour mes amies ou je suis créative et c’est ce qui fait que je suis appréciée dans le groupe. La clé est donc de se construire intérieurement pour arriver à comprendre notre valeur et ce dont nous sommes capables! Et ce qui est vraiment incroyable, c’est que chacun possède des atouts insoupçonnés et que nous sommes tous des êtres sociaux qui pouvons recevoir beaucoup pour ce que nous sommes.

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Voici quelques liens pour apprendre à reprendre confiance en soi et à gérer cette compétitivité de manière saine. Lien 1, Lien 2 et Lien 3.

J’espère que ce format un peu différent de mes autres articles vous aura plu et nous nous retrouvons la semaine prochaine pour parler d’un tout autre sujet: les langues!

 

 

 

Une réflexion au sujet de « Avoir confiance en soi dans un monde de numéro 1 »

  1. Bravo pour cet article très sincère et très perso qui n’a pas du être facile à partager ❤ Je me retrouve dans beaucoup de ce que tu dis, dans d'autres domaines mais avec la même obsession du regard des autres, de chercher à être la meilleure aux yeux de tous, tout le temps, à me rendre triste pour des raisons et des motifs aussi absurdes que dérisoires… Mais en meme temps je ne voulais pas arrêter d'être exigeante envers moi meme car je me rendais bien compte que j'aimais ce sentiment de satisfaction que cela le procurait, et me permettait aussi de maitriser vite un nouveau sujet!

    Ce qui m'a aidée, c'est de 1) réfléchir aux objectifs que j'avais qui me correspondaient VRAIMENT, et n'étaient pas simplement une exigence sociétale ou un effet de mode que j'essayai de m'approprier, et donc ne garder que les objectifs qui me rendaient heureuse et me permettait de m'épanouir ; 2) "regarder vers le bas", et se rendre compte que même en étant peut être encore très loin de ses objectifs finaux, on est aussi toujours beaucoup plus avancé.e.s que beaucoup d'autres, pour qui notre situation est peut-être à l'heure actuel un objectif!

    Vis chaque jour au jour le jour, ton seul objectif est de dépasser celle que tu étais hier 🙂

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